Accueil » Actualité juridique » Mieux comprendre le test de paternité

Mieux comprendre le test de paternité

Mieux comprendre le test de paternité

Outre l’infidélité, ainsi que le divorce en ligne, le test de paternité est un sujet plus ou moins tabou, mais parfaitement adopté par la société. Il peut effectivement avoir des impacts significatifs sur la vie familiale. Pourtant, il est généralement indispensable pour ôter les doutes qui peuvent subsister. Dans quel cas recourir au test de paternité et comment ça marche ?

Une méthode adaptée à diverses situations

Une famille ou une personne peut solliciter la réalisation d’un test de paternité pour diverses raisons.

En général, la réalisation d’un test de paternité est dictée par une reconnaissance ou une contestation de paternité. Si le test est concluant, l’enfant et le père peuvent jouir de leur droit respectif.

Ensuite, le test de paternité est indispensable dans le cadre d’une identification d’un enfant. Cette situation concerne une longue année de disparition ou de séparation. Il n’est pas rare qu’un test de paternité soit réalisé pour permettre un regroupement familial. Le test est aussi recommandé lors d’une adoption simple. Il s’agit d’un moyen de protection pour la famille adoptive. En effet, l’adoption d’un enfant dont elle ne connaît pas la filiation l’expose à des poursuites judiciaires.

Enfin, la réalisation d’un test est la meilleure alternative pour ôter le doute sur le père d’un enfant. Souvent, c’est la femme qui a eu des relations sexuelles avec plusieurs hommes au cours d’une période qui recourt à cette technique. Le test peut être accompli au cours de la grossesse, mais il est également permis de le réaliser lors de la naissance du bébé. Effectué en prénatal, le test peut être appliqué à partir du deuxième mois de grossesse. L’intéressée peut opter pour une prise de sang ou favoriser un test à l’aide du liquide amniotique.

Comment ça marche ?

Un test de paternité a pour objectif de prouver le lien entre un enfant et son procréateur. Dans la pratique, le test peut s’effectuer à travers 2 différentes techniques. La première consiste en un examen de comparaison sanguine. La seconde se traduit par une reconnaissance par les empreintes génétiques communément appelées test ADN. Cette option utilise généralement la salive dans l’établissement du lien de parenté. Elle est surtout réputée pour la fiabilité des résultats qu’elle propose.

Concrètement, la présence du père et de l’enfant est obligatoire pour réaliser un test de paternité. Toutefois, il est possible de réaliser le test avec un individu ayant un lien familial très proche avec le père dans le cas où celui-ci est absent.

Encadrement juridique du test de paternité

En France, seul le tribunal peut demander la réalisation d’un test de paternité. La décision est rendue par un magistrat du tribunal de grande instance après sollicitation d’un avocat. Toute personne demandant un test de paternité à titre privé est passible d’une poursuite judiciaire. Selon la législation française, seuls les experts spécialement agréés dans le domaine sont autorisés à réaliser un test de paternité et sous la sollicitation du tribunal.

Si le test de paternité prouve le lien de parenté entre le père et l’enfant, il fait naître de nombreuses conséquences juridiques. En effet, le père va ainsi faire jouer ses droits parentaux. Pour ce qui est de l’enfant, la loi l’autorise à porter le nom de son père et ainsi être parmi les héritiers de celui-ci dans le cas où il est né hors mariage.

★★★★★

A lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.